Photos : A. Strid

 

            0. La nuit, la guerre au pouvoir est révolutionnaire.

            Règne le long cheminement, cause, manière, terreur des passions.

           Ne rien savoir aujourd’hui, comme disparaitre contre l’oppression.

          13. Je me posais la question qui rend vulnérable.

          Je songeais également à une femme belle qui avait tant de mal à séduire :

         la mort assise à son piano.

         Je la voyais comme un sourire voilé qui désarmait leurs défenses.

        Comprendre quelque chose, une faiblesse.

       35. Un monstre, une impression d’horreur. La confiance que je mettais

       dans une attitude de dignité, de pleurs ravalés, de solitude et de peurs.

      La mémoire de ces journées de panique, (presque) les cris de détresse.

      Mais suffit. Tu as cessé d’exister pour moi.

     69. Je désire ceux dignes d’être aimés. Solitude enfin en sanglots.

     Je resterai néfaste comme l’illusion.

    Je ne te laisserai pas à l’innocence d’atteindre au désespoir.

    J’étais dans une ivresse émue, d’un ton de mélancolie assez méprisable.

   Néfaste comme l’illusion d’atteindre au désespoir.

   98. Qu’y avait-il donc, juste une ombre, l’amour spectateur morbide.

  Il s’est donné la mort.

  En contemplant les flammes je redoute de pourrir en toi.

J’étais prévenue, il n’est pas question de ma parole au bout d’un long silence.

Je ne sais pas nuits de désir.


Extraits de L’éther - Guerres, Léonore Fandol, 1995.


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