Ça devient une histoire


              Les émotions crevées, pétrifiées, des situations lentes, quelque chose du hasard,

              de l'ennui(,) qui désarçonne ; le partage des bavardages avec soi-même,

             cette conversation abandonnée dans le ventre d'un théâtre noir.

             Le malentendu est ancien. Il n'avait pas de prétention, il fallait juste suivre le rituel,

            comme regarder dans une église le sacre d'un cercueil, les effusions tristes,

            le charmant cirque de l'enfer dans l'éclairage de la croix.

           Sa manipulation est comme une maladie blanche collante dans la poitrine ;

           qui mange, qui a ses habitudes de vieille femme insolente

          avec sa mémoire, ses clins d'œil du passé fouillé, intime ;

          forcément unique.

         Autant de symptômes, d'anecdotes, de cicatrices.

        [...]


        Extrait de Ça devient une histoire,

        Léonore Fandol, 1998.



      “Les jeux du Double-moi” - “Le peintre et l’écrivain ont fait résonner les livres d’artiste de Double Je.

      Une œuvre collective écrite à l’encre noire, avec une plume révoltée. L’œuvre reste collective.

      L’écrivain et le peintre agissent toujours en résonance. Les textes se déplient, se superposent,

     se répondent. L’encre est noire, son parfum est désespéré, mais la plume est sensuelle, habillée

     d’une enveloppe sonore oppressante. Un choc, résumera une jeune spectatrice à l’issue de la lecture.”

    Jean-Marc Laurent, La Montagne, 7/02/99.


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Photo : Ch. Stavel
Photos : Joannie M.